Chiffro2026

Acomptes provisionnels 2026 : qui, quand, combien

Publié le 27 juillet 2026 · Paramètres 2026

Personne ne retient d'impôt à la source sur vos honoraires de travailleur autonome. Le fisc n'attend pourtant pas au mois d'avril : passé un certain seuil, il exige d'être payé en quatre versements pendant l'année — les acomptes provisionnels. Les ignorer ne bloque pas votre déclaration, mais fait courir des intérêts au taux prescrit, capitalisés quotidiennement, et ils ne sont pas déductibles.

Qui doit en verser?

Vous êtes visé lorsque votre impôt net à payer dépasse 1 800 $ pour l'année courante et pour l'une des deux années précédentes. Le seuil s'évalue séparément aux deux paliers : à l'Agence du revenu du Canada, il est de 1 800 $ pour les résidents du Québec (3 000 $ ailleurs au Canada, la différence venant de l'abattement) ; à Revenu Québec, il est aussi de 1 800 $. Concrètement, un travailleur autonome qui gagne plus d'environ 20 000 $ nets par année franchit généralement les deux seuils.

Première année à votre compte? Vous n'avez souvent rien à verser (le critère des années précédentes n'est pas rempli) — mais l'impôt de l'année entière arrivera d'un coup au printemps suivant, puis les acomptes commenceront. C'est le piège classique de la deuxième année : deux charges qui se superposent.

Les quatre dates de 2026

Les versements sont exigibles les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre — mêmes dates au fédéral et au Québec. Quand la date tombe une fin de semaine ou un jour férié, le versement est réputé à temps s'il arrive le jour ouvrable suivant. Les paiements se font en ligne (Mon dossier ARC, Mon dossier Revenu Québec, ou via votre institution financière).

Les trois méthodes de calcul

1. La méthode « sans calcul ». L'ARC et Revenu Québec vous envoient des avis indiquant les montants à verser, établis sur vos déclarations passées. Avantage décisif : si vous payez exactement ces montants aux dates prévues, aucun intérêt ne peut vous être réclamé, même si votre revenu explose en cours d'année.

2. La méthode de l'année précédente. Vous versez le quart de l'impôt net de l'an dernier à chaque échéance. Utile si vos revenus sont stables et que les avis vous semblent trop élevés.

3. La méthode de l'année courante. Vous estimez l'impôt de l'année en cours et versez le quart de l'estimation. C'est la méthode avantageuse quand vos revenus baissent — mais si vous sous-estimez, les intérêts courent sur l'écart.

Règle de prudence : suivez les avis (méthode 1) sauf si vos revenus chutent clairement ; dans ce cas, documentez votre estimation avec un calcul sérieux.

La stratégie qui enlève tout le stress

Les acomptes ne sont pas un impôt de plus — juste le même impôt, payé au fil de l'eau. La méthode qui fonctionne : connaître votre taux moyen réel (impôts et cotisations sur revenu net d'entreprise), puis virer ce pourcentage de chaque paiement client dans un compte séparé, le jour où il entre. Aux quatre échéances, l'argent est déjà là.

Votre taux moyen n'est ni 30 % ni un chiffre de forum : selon votre niveau de revenu, il varie d'environ 20 % à plus de 40 %. Notre calculateur d'impôt travailleur autonome vous le donne précisément — RRQ, RQAP et FSS inclus.

Sources officielles

Guide d'information générale — ne constitue pas un conseil fiscal. Vérifiez les seuils et dates sur les pages officielles ci-dessus.